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mardi 26 novembre 2013

Article de la semaine : Le Sénat veut enfin dénicher fiscalement les journalistes !

Le Sénat a voté, dans la nuit de vendredi à samedi 23 novembre, la suppression de l’exonération d’impôt dont bénéficient les journalistes.
Seraient concernés ceux qui gagnent plus de 4 000 euros nets par mois, soit un revenu brut annuel supérieur à 62 340 euros.
La niche fiscale, dont bénéficient les détenteurs de la carte de presse, a été créé en 1934.
Présentée comme une «allocation pour frais d’emploi», elle permettait initialement aux journalistes professionnels de déduire 30% supplémentaires de leurs revenus imposables lors de la déclaration annuelle. Toutefois ce privilège a été raboté depuis : les journalistes ne peuvent désormais déduire qu’une somme forfaitaire de 7650 euros du revenu imposable au nom de frais professionnels non remboursés par les employeurs.
10 millions d’euros d’économies

La mesure pourrait rapporter «10 millions d’euros sur un coût global de 70 millions» pour l’État, selon le rapporteur de la commission des Finances, François Marc (PS). Dans un rapport daté du 18 septembre sur les aides de l’État à la presse écrite, la Cour des comptes préconisait elle de supprimer intégralement cette exonération.

«Le gouvernement s’attaque, à juste raison, aux niches fiscales et sociales qui bénéficient aux plus privilégiés», a fait valoir le sénateur Yvon Collin, membre du groupe RDSE (à majorité Radicaux de gauche) qui a défendu cet amendement à l’occasion du débat en première lecture sur le budget 2014.

Peu de chance d’être définitivement adopté
«L’UMP votera cet amendement» a annoncé le sénateur Francis Delattre, estimant que «les aides (à la presse) coûtent des dizaines de millions d’euros. On a, de ce côté, des économies faciles à faire». Mais cette position ne fait pas l’unanimité dans son camp. Son collègue UMP Yann Gaillard a indiqué lui qu’il allait s’abstenir.




Suite de l’article sur le Parisien