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samedi 18 janvier 2014

Le saviez-vous ? La république, une entreprise familiale !



Par le passé, diverses affaires ont entachées des responsables politiques ou des détenteurs de l'autorité publique. Nous nous rappelons du scandale dans la police à Lyon puis à Marseille, de celui d'une élu de gauche de la mairie de Paris, ou ceux d'anciens élus politiques qui fréquentent aujourd'hui les tribunaux.
Une autre pratique des élus députés et sénateurs, celui d'emplois fictifs, est passée quant à elle sous silence. Le « le saviez vous » de cette semaine a choisi de vous montrer comment un député ou un sénateur, peut attribuer un emploi fictif à sa femme ou à ses enfants avec le statut d'assistant parlementaire.
Dans son livre intitulé"Chers élus", le journaliste Vincent Quivy raconte comment les députés et les sénateurs embauchent à tour de bras leur femme ou leurs enfants en tant qu'assistant parlementaire, et cela sans exiger le moindre travail.
Une manière de détourner les crédits collaborateurs et d'augmenter ainsi les revenus du foyer.
C'est ce que l'on peut appeler : Le jackpot des "assistants familiaux".
Cette pratique est possible et même légale car, il n'y a pas de critères de recrutement pour les assistants parlementaires.

Chaque mois, un parlementaire reçoit 9 066 euros pour rémunérer ses collaborateurs, ce qui fait une enveloppe de près de 90 millions d'euros mensuelle versée par les contribuables. A charge pour ce député ou ce sénateur de choisir le nombre de ses collaborateurs.
Vincent Quivy explique ainsi que "votre député peut, avec ce crédit, employer qui il veut, y compris sa femme, ses enfants ou ses amis. En versant un salaire à son conjoint, votre parlementaire peut augmenter les revenus de son couple assez facilement".

Le phénomène est mal connu mais environ 30% des députés et des sénateurs ont recours à ces "assistants familiaux"
En 1999, Le Nouvel Observateur expliquait qu'il s'agissait d'un "des secrets les mieux gardés de la République". A l'époque, l'hebdomadaire estimait qu'un député sur quatre et un sénateur sur trois employaient un "assistant familial" sur le crédit collaborateurs.

En juin 2009, le site du Nouvel Obs avait évoqué le cas d'une femme d'un député UMP. En instance de divorce, elle avait dénoncé son mari dans une lettre au procureur de Versailles : Voila ce qu'elle dit : "Il m'a fait signer un contrat de travail pour un poste d'attachée parlementaire alors que j'occupais en même temps un emploi d'infirmière de nuit. Il me disait que cette pratique était normale et courante, mais il m'a licenciée au mois de mai 2006 car la campagne électorale approchant, il faut être irréprochable".
Pour prouver ses dires, l'épouse avait fourni deux contrats de travail : elle touchait 2 700 euros net par mois en tant qu'assistante parlementaire et 1 800 euros net par mois en tant qu'infirmière. L'affaire avait finalement été classée sans suite par le parquet, faute "d'éléments concrets" prouvant que l'emploi était fictif.

En définitif, nous voyons bien que ce qui motive les élus de notre pays lorsqu'ils se présentent aux diverses élections, n'est pas seulement l'intérêt des citoyens ou l'amour de la nation, mais aussi leurs intérêts personnels. Nous pouvons quand même finir sur une note positive, c'est que ces députés ont enfin résolu le problème du chômage en France, mais malheureusement que pour les membres de leur famille !
« La chambre des députés, la moitié sont bons à rien. Les autres sont prêts à tout. »
Coluche. 

Lien : http://paslinfo.blogspot.com/2014/01/le-saviez-vous-la-republique-une.html