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jeudi 16 avril 2015

Pire que la bombe nucléaire ou que la fonte des glaces, voici ce qui pourrait entraîner la fin de l’humanité…


Le phénomène aurait causé la disparition de plus de 90% des espèces animales marines et de plus des deux-tiers des espèces terrestres, voici 252 millions d'années. A l'époque, d'énormes éruptions volcaniques avaient très fortement acidifié en dioxyde de carbone l'eau des océans, une acidification que n'auraient donc pas supporté ceux qui, alors, peuplaient la planète.

Une augmentation de l'acidité des océans

Tel est, en tout cas, la théorie défendue par une étude scientifique, publiée ce jeudi, dans la revue américaine Science. «Les scientifiques suspectaient depuis longtemps qu'une acidification des océans s'était produite pendant la plus grande extinction de tous les temps, mais on ne disposait, jusqu'alors, d'aucune preuve», explique Matthew Clarkson, géo-scientifique de l'université d'Edimbourg et coordonnateur des travaux.

Des travaux qui pourraient d'ailleurs devenir très utiles pour mieux comprendre la menace que représente l'acidification actuelle des océans. «Les résultats sont préoccupants étant donné que nous pouvons déjà observer aujourd'hui une augmentation de l'acidité des océans résultant des émissions carboniques des activités humaines», souligne le scientifique.

Emissions de gaz à effet de serre et extinction de masse

Matthew Clarkson évoque bien évidemment ici l'augmentation rapide des émissions de gaz à effet de serre, et notamment du CO2 provenant de la combustion des énergies fossiles, responsable du changement climatique.
Les quantités de dioxyde de carbone liées à l'extinction de masse d'il y a 252 millions d'années étaient probablement plus importantes que les réserves d'énergie fossiles d'aujourd'hui, mais le rythme de progression rapide des émissions de CO2 était, lui, en revanche similaire à ce qui s'observe à notre époque, conclut l'étude. Et comme les océans ne peuvent absorber qu'une certaine quantité de C02 sans que cela n'engendre de conséquences sur l'écosystème, cela explique les craintes formulées par l'équipe de scientifiques.

Source : 20 Minutes
Lien : http://paslinfo.blogspot.com/2015/04/pire-que-la-bombe-nucleaire-ou-que-la.html